Au jardin de Pascal Krapp

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                                                                     Krishna Nagarathinam

          Les poésies sont des bourgeons qui s’épanouissent devant ceux qui s’approchent pour en recueillir le parfum. Elles ne sont rien pour les êtres qui ignorent la présence des autres : les vivants encadrés par la terre et le ciel dans le décor de la nature. En transformant le passé en présent, ils tentent de rendre la vie éternelle pour nourrir le monde qui souffre d’incompréhension. En fait, elles constituent le souffle d’un moment précis, transmis à ceux qui cherchent à comprendre non seulement la perspective, mais aussi la rétrospective de la vie et de ses visages drôles, multiples, complexes, inouïs et incompréhensibles.

          Le monde, la nature, les humains, en général toutes les créatures ont beaucoup de choses à dire aux autres. Dans un univers animé, chaque voix est importante. Et personne n’est censé ignorer en particulier les voix qui se font entendre à l’appui de la vie humaine. Les récits, quelle que soit leur forme, nous prennent en main et nous montrent une image de la vie que nous avons ignorée en passant.

          Le poète Pascal, que je viens de connaître à travers ses sublimes vers grâce à mon ami Xavier, nous fascine beaucoup. Des moments de sa vie avec des paroles justes et belles nous emmènent dans un monde fait d’amour et de douleur. Et j’ai l’impression de me promener dans un conte de fées, chaque fois que je lis ses jolis vers.

          Dans le présent article, j’ai choisi quelques poèmes de Pascal, résultats obtenus à la suite de mes coups à la porte de son recueil « L’Adopté du père » pour qu’il vous soit ouvert, poète, pour vous le faire découvrir.

                               Ma destinée

                    À l’aube se lève une question

                    Au crépuscule se couche une réponse

                    De ta première seconde dans la lumière

                    Laisse — toi aller sur les chemins

                    Là où tu trouveras ton destin

                    Et tu y estomperas tous tes souvenirs d’hier.

          Le destin « est le premier poème de ce recueil qui m’a accueilli de manière à faire comprendre ce que nous pourrions éventuellement découvrir un peu plus loin chez le poète. Le mot “Destinée” signifie à la fois le destin et l’avenir que nous connaissons. Notre poète évoque la naissance et la mort de la vie humaine en citant l’aube et le crépuscule d’un jour. Il est vrai que le jour — par sa nature est comparable d’ailleurs à celui de notre vie : le début, le déroulement, la fin… s’élève sans doute avec une question, à laquelle on est libre de répondre, cependant la justesse et la faculté de raisonnement qu’on lui accorde écrivent le destin de chacun.   

          Le poème “Rose” illustre la beauté de l’amour et laisse parler un cœur émouvant et palpitant.   À l’aide d’un pinceau trempé dans une langue élégante, le poète applique méticuleusement du fard sur les joues de son poème.

“……

Lorsque tu es bleu,

Je me souviens de la vie à deux

J’avais voulu te peindre

Pour ne pas me plaindre,

De ce monde qui se fane

Et voulant taire à jamais mon âme.

                                       (La Rose) 

          Et voici le troisième qui a retenu mon attention dans ce recueil. En fait, je ne vois pas le titre attribué par l’auteur à ce poème qui partage l’amour profond d’un enfant envers son père qui a été dissipé dans le passé.

          ‘Papa, je ne t’ai jamais vu, et cela dès le commencement,

          mis à part quand je me regarde dans un miroir

          À cet instant, je veux être pour toi rempli d’espoir

          Papa je ne sais si tu es encore vivant,

          Si n’est dans les souvenirs de maman.

Les larmes sont nécessaires pour comprendre la douleur qui nous saisit.

          Le plus souvent, nous sommes pris dans le piège habilement tendu par le poète pour que nous puissions ressentir la douleur d’un vide survenu dans notre vie. À la tombée de la nuit, après un long voyage, rude, mystérieux, fleuri, épineux, nous essayons de nous reposer. Nul ne sait ce qui nous attend à l’aube du jour suivant. C’est Dieu seul qui le sait, pense l’auteur. Il s’agit de son choix, de sa liberté, c’est le secret de la vie humaine, nous devons le comprendre.

          ‘C’est Ta Main qui sur moi se pose

          Avant même que mon corps n’éclose

          Ce sont tes yeux qui sur mon visage se posent

          Avant même qu’un premier mot je n’ose.

                                       (Ta main, tes yeux…)

          Au jardin de Pascal Krapp, on trouvera tout ce qu’il nous faut pour alimenter notre réflexion. Rien n’échappe à ses grands yeux attentifs, à son cœur trop sensible, à ses empreintes sur la vie.

          Les poèmes que j’ai cités ne sont que quelques exemples pour apprécier sa qualité créative. Dans ce recueil, Rouge Colère, Maman, Vie, etc. tous aussi belles les unes que les autres. Comme chacun de nous, ce poète peut aussi avoir des défauts, mais dans le monde où nous vivons, ce ne sont pas des tigres, mais des cerfs qui flanchent. Le poète dit que ses poèmes sont un mélange d’anecdotes de sa vie. Certes, il nous y présente son père, sa mère, son frère, l’amour, la douleur, la blessure, la miséricorde, enfin son Dieu bien aimé.

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Corona Chat (Nouvelles )

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Corona chat est un recueil de nouvelles en français de Krishna Nagarathinam, récemment paru.
Originaire d’Inde et vivant en France, l’auteur nous fait partager des sentiments étranges et mystérieux nourris par ses errances quotidiennes dans notre monde actuel. Tout comme vous et beaucoup d’autres, lui aussi est possédé par un regard ou un dispositif bien à lui permettant de comprendre l’autre. Si même ces nouvelles nous amènent à faire des efforts pour comprendre l’auteur et par lui nous tous.

Editions Edilivre – APARIS
Le Cargo
157 boulevard Macdonald
75019 Paris

Tél : 01 41 62 14 40
Fax : 01 41 62 14 50

Bavâni, l’avatar de Mata-Hari

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L’extrait du roman ‘Bavani, l’avatar de Mata-Hari’ lu, lors d’une manifestation sur ‘la découverte de la littérature tamoule de l’Inde’, à Châteaudun du 25 au 30 mai, organisée par l’Association ‘Tu connais la nouvelle?’.

Bavâni se rappelait souvent les vers du poète Barathi : «Tout est bien venant du ciel : la pluie, l’éclair, le tonnerre, la mer et la forêt. » Tous les aspects de la pluie lui plaisaient : fureur, quiétude, rebond, compassion, valeur, cruauté, charisme, malice, désir, physique, esprit, mesure, démesure… en somme la personnalité transcendante de celle-ci : de ses perles poussées à la limite des toits de chaume, de sa course sur la pente des feuilles à court terme, de ses retrouvailles avec ses origines, la mer, la terre. La pluie déclenchait, sur son corps et sur l’âme, des frissons dont elle s’était délectée déjà. Enfant, elle s’était amusée à faire flotter des bateaux en papier ; adolescente, en serrant bien sa jupe, elle sautillait joyeusement dans l’eau pluviale et, tout en craignant les foudres de sa grand-mère, elle savourait les délices qu’elle lui offrait en tombant sur son visage, en glissant dans son dos, sur sa poitrine. Elle en avait pris froid et s’était fait soigner par la vieille femme. N’empêche ! Elle préférait marcher sous la pluie ! Mais elle, qui accueillait avec joie le déchaînement des averses, rechignait aujourd’hui devant le déferlement de sa sensualité à l’égard de son ami, car elle savait que même ceux et celles qui s’y connaissaient s’y prenaient mal.

Dans la région de Pondichéry, il fait un temps exceptionnellement beau avant et après la saison des pluies. Les mois d’aïpasi et de kartikaï (octobre et novembre) pour le père de Bavâni, étaient les meilleurs de l’année. Il se tenait en extase devant le ciel qui accueillait les nuages pluvieux, comme s’il avait découvert une trouvaille inouïe. Son cœur et son corps en ressentaient les effets qui se transmettaient parfois à sa fille. Il préférait se présenter le buste nu : « Regarde ! Regarde ! C’est un spectacle unique, mais sans lendemain », disait-il à sa fille. Plus d’une fois, elle en sentait le frisson qui se répandait sur tout le corps. « La pluie est un être supérieur, disait-il, un objet de culte, le tremplin des rêves ». Il se mettait ensuite à contempler l’horizon où le soleil fatigué, assiégé par des nuages, se débarrassait de ses attaquants avec l’aide du vent. Quand d’autres nuages le prenaient d’assaut, il se résignait à la méditation que le mouvement onduleux des vagues s’acharnait à troubler. Mais en se sentant envahie par la senteur salée de l’air marin, la fille disait à son père :

– Papa, peut-on rentrer ?

– Il faut s’accoutumer à la pluie, répondait le père. Ni le froid de la neige, ni la fureur du vent, ni le soleil ardent n’ont une telle majesté ! Seules l’eau et la pluie, sa source, ont la capacité de niveler les hauts et les bas de la vie. C’est la pluie qui est la source de notre naissance et de notre vie ; même si je suis dépourvu de nourriture, je survivrai en consommant l’eau de la pluie comme l’oiseau mythique sakravaka. La pluie est, pour moi, une panacée.

Mlle Tamari

Le père, qui admirait tant la pluie, avait peut-être choisi un jour de pluie pour quitter ce monde. Des images se déroulaient devant ses yeux : le père qui descend dans la mer, elle qui crie au bord de l’eau, le corps du père ramené à la maison où on l’a étendu sur le perron, le ventre boursouflé, les yeux tout rouges, le nez pris d’assaut par les mouches, le corps, enfin, transporté vers le champ de la crémation, les gens qui apportent des quantités supplémentaires de pétrole pour brûler le corps… Si seulement on pouvait dissoudre le corps dans la pluie !

Elle sortit de sa chambre. Son regard embrassait la vaste étendue de terre vers le Sud, plantée d’arbres qu’elle ne distinguait pas clairement. Sur le bord de la rivière d’Ariankuppam, se dressaient des cocotiers, des manguiers, des jacquiers. Une foule de grues blanches planait au-dessus de ces arbres, puis un peu plus loin, on voyait un nuage gris. Tout à coup, quelques merles venus de nulle part s’envolèrent, les arbres détournèrent la tête devant le vent. Le vent était si frais qu’elle se décida à rentrer. Quelques secondes plus tard, elle se retrouva dans la cour intérieure de la maison ; tout en s’appuyant contre un pilier, elle leva sa tête vers le ciel et, pour répondre à son attente, des gouttes commencèrent à tomber.

Depuis quelques années, la liste des choses préférées de Bavâni contenait, entre autres, l’air, le feu, la terre et le ciel. Cela était peut-être dû à la pluie. Si son père était encore en vie, il lui aurait tout expliqué. C’est grâce à lui qu’elle avait appris à oublier tout ce qu’elle n’aimait pas et à s’enraciner dans le ciel, à étendre les branches au fond de la terre, à boire l’air, à respirer l’eau, à se tremper les doigts dans le feu. En fait, elle savait qu’elle n’était pas comme les autres, mais le dilemme en elle, c’était son impossibilité à être comme elle le souhaitait.

  • Tu t’amuses sous la pluie à longueur de journée et puis, la nuit, tu tousses. Si tu tombes malade, je ne saurai pas quoi faire à mon âge, disait la grand-mère.

Bavâni en avait marre (assez) d’entendre la même litanie depuis toujours.

  • Pâti, ne recommence pas !
  • Mais si ! Si tu tombes malade, où trouverai-je un médecin pour te soigner ?
  • Si tu n’arrêtes pas, un jour ou l’autre, je partirai sans rien dire.

Des larmes ruisselaient en cascade sur le visage buriné de la vieille femme.

  • Non, non, Pâti ! hurla-t-elle. Je ne te quitterai pas. Où veux-tu que j’aille sans toi ?

Elle serra la grand-mère contre elle, et laissa durer la situation afin que le corps mou de cette dernière, animé d’un souffle tiède, prît son temps pour s’assimiler au sien. Elle essuya les larmes de l’aïeule. Au dehors, la pluie tombait en averse. Le tonnerre grondait. L’eau coulait abondamment dans la rue. Elle faisait des bulles qui s’éloignaient les unes des autres en crevant.

« Laquelle de ces bulles suis-je ? Et laquelle est la grand-mère ? D’après la loi de la création, moi, je suis celle qui se forme et la grand-mère est celle qui crève. Celles qui se sont déjà éloignées représentent peut-être papa et maman. La vie est-elle un éloignement constant ? Comment pourrais-je m’éloigner de cette maison et de ma grand-mère ? »

***

Bavâni, l’avatar de Mata-Hari (Roman)

de Krishna NAGARATHINAM

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Je vis dans le passé – Krishna Nagarathinam

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« Je vis dans le passé » est le nouveau roman de Krishna Nagarathinam, écrivain apprécié par les critiques indiens connus au Tamil Nadu, raconte le passé et le présent d’Auroville – une ville universelle où les hommes et les femmes de tous les pays peuvent vivre en paix et en harmonie progressive, au-delà de toutes les croyances, de toutes les politiques et de toutes les nationalités – à travers l’aventure inattendue d’une jeune parisienne nommée Mira. La jeune Mira, lassée de sa vie étourdissante, et d’une mère incompréhensive tente d’écrire son destin en s’installant à Auroville, la ville utopique rêvée par ses fondateurs. Elle ignorait que son parcours et celui de sa mère seraient identiques. Toute l’ironie de son histoire, non seulement son passé mais le passé de sa mère et de son amie américaine poursuit son présent.

V – La littérature de la diaspora tamoule

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Récemment, la notion de migration a gagné en importance, surtout après l’émergence du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Aujourd’hui, dans la politique internationale, en termes économiques, dans la politique locale, dans les médias, elle est un sujet de débat. Il est endémique depuis le jour où les animaux et les humains sont apparus, et non pas aujourd’hui. Il faut marcher quand on a des jambes et bouger quand on ne peut pas avoir d’eau et de vie en s’enracinant comme un arbre au même endroit. Ainsi, par nature, l’homme est une créature migratoire. L’homme a commencé sa vie dans une grotte parce que la grotte était plus sûre pour lui que le plein air. Si l’homme n’avait pas commencé à émigrer alors, nous n’aurions pas acquis ce qui est aujourd’hui la littérature immigrante.

La distance que permettaient les pieds et l’esprit lorsqu’il fallait marcher, est aujourd’hui déterminée par les conditions économiques des personnes et les moyens de déplacement. Contrairement à l’époque où l’homme de l’âge de pierre migrait hier vers le « besoin fondamental » de la vie, l’homme contemporain émigre pour « un mode de vie sûr » qui est plus essentiel que le besoin fondamental. L’immigration vers de nouvelles terres pour des raisons politiques et économiques, laissant derrière elle le sol natal et la langue maternelle, est devenue la norme de la vie actuelle.

Dans les années passées, nous avons vu des Américains et des Australiens qui ont effacé l’identité des peuples indigènes de leurs colonies et ont commencé à vivre sur les terres appropriées. Puis nous voyons un autre type de population, partout dans le monde, qui s’est habituée à accepter le nouveau pays comme le sien et à s’éloigner progressivement de son origine, de sa culture et de sa langue avec une identité d’immigrant. Parmi eux, ceux qui s’intéressent à la littérature et à l’art expriment leurs expériences, leurs peines, leurs embarras et leurs joies d’une toute autre manière.

En général, aujourd’hui, les œuvres des écrivains sud-asiatiques sont plus que jamais disponibles dans les librairies occidentales. On trouve désormais dans les librairies européennes beaucoup de textes écrits par des Indiens et la diaspora indienne dans des langues occidentales, en particulier en anglais et en français. De nombreux ouvrages en langue tamoule : essais scientifiques et littéraires, poèmes, nouvelles et romans, proviennent de pays européens et des États-Unis, d’Australie, du Canada, des pays du Golfe, de Singapour, de Malaisie et d’autres pays où vivent les Tamouls et sont connus du monde littéraire tamoul.

La nomenclature du mot immigration dans un pays implique un mode de vie différent de celui des personnes nées dans le pays. C’est-à-dire que dans la vie des immigrés d’un pays, une réalité mentale mixte apparaît : le désir du pays de naissance, les désirs et les rêves nourris par le pays d’adoption, le sentiment de quelqu’un de trop dans le pays d’accueil, la dépression que subit le « Moi ».

Cet article a été écrit sur des écrivains expatriés comme S. Ponnuthurai, A.Muthulingam, Po. Karunakaramurthy, Shoba Shakthi, Melingi Muthan, qui ont émigré du Sri Lanka en raison de la guerre civile, ainsi que Kanchana Damodaran, un écrivain américain, et Nagaratnam Krishna, un écrivain parisien. Tous peuvent écrire des romans et des nouvelles en utilisant deux formats de prose littéraire. Cet article examine donc comment les écrivains qui traitent de deux formes littéraires très étroites – et cela aussi – façonnent un nouveau mode de vie avec cette dimension. (1)

S.Ponnuthurai, auteur de nombreux livres et a montré son talent d’écrivain alors qu’il était encore dans son pays natal. Certains peuvent se demander comment une telle œuvre a pu devenir une diaspora alors que lui-même est allé plus tard dans un autre pays pour écrire. Son livre « Mayini » peut nous aider à dissiper cette confusion. Malgré son style narratif simpliste, la fiction Mayini a adopté la technique narrative mondiale postmoderne d’aujourd’hui. C’est-à-dire que le roman établit sa technique narrative interne à partir de l’anxiété de son expatrié sans explorer et apprendre qu’une telle stratégie existe à l’extérieur. Le roman de Maini présente l’histoire des familles et des individus cingalais qui dirigent le Sri Lanka.

De même, A. Muthulingam, qui a déjà vécu au Sri Lanka en tant qu’écrivain tamoul, a reproduit son écriture par un roman intitulé « Un journal intime avec quelques vérités » comme une réplique de la diaspora. Ce roman n’est pas écrit comme les autres romans. Les quarante-six chapitres sont compilés comme quarante-six expériences. Quarante-six segments sont vécus par une seule personne (c’est-à-dire l’auteur lui-même ?). On y trouve deux types d’expériences, l’une est celle du narrateur et l’autre celle de l’auteur. Le texte comporte de nombreux genres avec des tons qui peuvent dépasser les expériences personnelles de l’auteur et le présenter comme quelqu’un d’autre.

          Les auteurs P. Karunakaran Murthy, Melinchi Muthan, Shiva Shakthi, etc. ont écrit les histoires liées au Sri Lanka où ils sont nés.

          Dans le récit de Karunakaramurthy,  » Ami perdu « , le narrateur, cherchait un ancien camarade de classe, nommé Balachandran. Comme il s’y attendait, cette retrouvaille lui a procuré un grand plaisir. Lorsque le narrateur vient d’Allemagne et repense à ses jours passés, Balachandran pose une question : « Qui êtes-vous ?

Le nom du récit de Melinci Muthan est « Une rivière, couverte de neige ». Le conteur qui voyage à l’étranger se demande pourquoi il devrait rentrer chez lui. Le narrateur raconte qu’il a eu l’impression d’errer dans un monde blanc sans problèmes lorsqu’il a vu la terre couverte de neige, en pensant à son village. Avec sa mère, une fois quand il était écolier, il a défriché toute leur terre et a attaché un morceau de tissu contenant du sel, béni par sa mère, sur la crête de leur maison. Lorsqu’ils ont appris l’arrivée des soldats près du temple de Siva, ils ont disparu. Il se souvient de tout. Enfin, l’histoire se termine par une réflexion du narrateur :  » Entre la vie de mon grand-père et la mienne, aucune différence, nous menons tous deux une vie de psychose « .

Laila, de l’écrivain Shobasakti, est également une œuvre réalisée en mémoire de la mère patrie. Avant de raconter l’histoire d’une jeune fille du mouvement de résistance, elle évoque la vie migratoire de son narrateur. Le narrateur vit à Paris avec des Africains, des Arabes, des gitans, etc. Ce sont des gens, selon l’auteur, que le président Nicolas Sarkozy souhaitait nettoyer. Il vit dans un immeuble de treize étages. Le narrateur voit un jour une femme avec un chien blanc dans l’ascenseur. Puis l’histoire se déroule, elle était auparavant dans un mouvement de libération. Dans toutes les histoires (Allemagne-Sri Lanka ; Canada-Sri Lanka ; France-Sri Lanka), les différents fils de la tension à double visage entre le corps (dans le pays d’exil) et la vie (au Sri Lanka) sont racontés. *

                                                                     Krishna Nagarathinam

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* Écrit à l’aide d’un article lu lors d’une conférence sur la littérature tamoule en 2015 par Tamijavan, auteur connu pour ces écrits postmodern

IV – Les quatre poétesses tamoules*

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La présence des femmes-poètes en langue tamoule n’est pas un phénomène nouveau. Dès la période de Sangam (entre 1er et 4e siècle), les femmes de toutes classes confondues, en nombre égal aux hommes ont apporté à la langue tamoule une valeur inestimable, une beauté sublime à l’aide de leurs plumes. Aujourd’hui, elles sont plus nombreuses.

Malathi Maithri(1968) Née à Pondichery, est une des figures emblématique qui ont métamorphosé et secoué le monde de la poésie dès 1990. A son actif, elle présente un recueil d’essais et trois recueils de poèmes.

Celle qui assemble les cieux

A l’image du ciel qui emplit
La coquille vide
Après la naissance de l’oisillon
Ainsi le désir emplit
Tout.
Ma fille assemble
Des morceaux de ciel dispersés
Par le battement d’ailes
Des oiseaux migrateurs.
Comme un jeu mystérieux.
Le bleu colle à ses mains.

                       – Malathi Maithri

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Salma(1968) : née au sud de Tamilnadu (Inde), est reconnue comme féministe et très appréciée à la fois pour ses poèmes et pour ses essais. Son travail combine un franc-parler rare sur les zones taboues de l’expérience des femmes tamoules traditionnelles avec un langage intense réprimé et la résonance métaphorique surprenante.

 La rouille du silence

Quand j’espère tes mots
Un lourd silence tombe
Et emplit l’espace
Tout entier.
Il est plus aisé
De croire au silence
Que de croire les mots
Bien que le silence aussi finisse par rouiller.

-Salma

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          Kutti Revathi ( 1974) : C’est le nom de plume du Dr S. Revathi. Poétesse tamoul de Chennai (Tamilnadu), Inde, elle est une des rares femmes qui se bat sans relâche pour son existence à travers ses vers révolutionnaires.Sa poésie cherche à évoluer une langue subversive, à explorer et à récupérer un royaume qui était longtemps aux mains des hommes.

Mon amour

Qu’il flotte dans l’eau
Comme une masse nuageuse ;
Vous ne pouvez déchiquetez l’eau.
Qu’il fleurisse comme un arbre
Poussant ses branches le long des courants des rivières.
Qu’il s’écoule pour toujours, qu’il ne soit jamais immobile.
Laissez le tenir dans ses flots de fiers chevaux au galop.
Que son œil, telle une grande croix perce le ciel.

– Kutti Revathy

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        Sukirtharani est née au Tamilnadu. Elle enseigne dans un lycée du Tamilnadu et avant tout, une poétesse engagée de la langue tamoule. Elle a publié quatre recueils de poésie: Kaippatri Yen Kanavu Kel, Iravu Mirugam, Avalai Mozhi Peyarthal et Theendap Pataatha Muththam. Elle est lauréate du Prix Sundhara Ramasamy de Neithal Ilakkiya Amaippu, Nagercoil, Tamil Nadu.

Le soldat
Avec ces mêmes yeux
J’observe
Les arbres font de nouvelles feuilles, puis des fruits ;
L’été, les feuilles jaunes,
Les graines, les racines, les ombres,
champs de bataille et mort,
 tu as été tué
et tu retournes à la vie.

                        -Sukirtharani

TRADUITS  PAR MIREILLE SANTO

*Mireille Santo : C’est une femme de lettres indienne francophone.Née à Pondichéry, elle a eu son bac littéraire au lycée français de Pondichéry, sa licence de lettres modernes à Paris XIII. Depuis dix ans elle travaille comme gestionnaire administratif au Musée du Louvre, Paris. Passionnée de l’écriture, elle a écrit déjà plusieurs nouvelles sur l’Inde dont une qui a été primée par le CAP du ministère de la culture en 2008.

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III – La littérature des écrivaines

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Dans le milieu littéraire français, Ambai et Bama n’ont pas besoin d’être présentées comme des auteurs féminins importants du Tamil Nadu. Elles sont des noms connus ici en France à travers leurs œuvres et les presses françaises. Par conséquent, j’essaie ici de donner une vue d’ensemble de nos femmes écrivains.

Dans un avant-propos du recueil de poèmes de la poétesse Malathi Maithri, « il n’y a pas de monde sans eau », Brahmarajan, un co-poète masculin, déclare qu’il serait préférable de le classer dans la catégorie « poésie féminine » ou « poèmes de femmes » plutôt que dans la catégorie « poésie féministe ».

Nous aussi, sur son chemin, nous pouvons classer la littérature féministe dans la catégorie « littérature de femmes » ou « littérature féminine », car ces écrits sont des œuvres de femmes dans le but de mettre en avant les valeurs des femmes et de défendre leurs droits. Avec la qualité d’un texte littéraire ou plutôt avec les caractéristiques exclusives nécessaires, ces œuvres d’écrivains féminins en général parlent au nom des femmes opprimées. Telle est la particularité de cette littérature des femmes de lettres tamoules d’aujourd’hui. Cette voix est la voix de la libération, la voix de la délivrance pour la classe soumise aux contraintes.  Elle ne se prononce pas avec arrogance : « Je suis supérieure à vous », mais elle nous demande plutôt : « En quoi suis-je inférieure à vous ? » C’est la voix qui cherche à équilibrer les hauts et les bas de la société humaine. Ces voix, douces ou dures selon leur origine ou leur expérience éducative, cherchent à changer les règles écrites pour les femmes, en disant que « nous avons enduré jusqu’à ce jour, et que nous n’endurons plus ».

« La femme n’est plus de poteries d’aujourd’hui. Nul ne peut les casser, et elles ne sont plus se faire éclater. Aujourd’hui, elles étudient. En passant les concours, elles travaillent au bureau. Elles gagnent leur vie, mènent une vie digne tout en s’adoptant mieux dans la société. » (L’avant-propos de l’écrivaine Thilagavathi dans un de ses romans)

« Les femmes qui errent dans mes romans sont les femmes qui sillonnent dans mon univers avec moi.  Elles sont réalistes et ne correspondent pas aux images que la société leur a créées. Celles qui, comme tous les êtres humains, veulent vivre et aimer leur vie, et cherchent leurs joies, leurs rêves, leurs secrets, leurs peines dans les limites qui leur sont permises. Je n’écris ni pour le confort ni pour l’inconfort des autres. Et je n’écris que pour dire, tout au long de mon roman, que le monde existe ainsi, et je n’ajoute rien. » (Dans l’avant-propos de son roman Histoire des nocturnes – Auteur Salma)

« Cette femme est nulle autre que celle qui a pris la décision de vivre seule dans un monde où la société s’accroche fermement au système des castes et du mariage, et tout ce qu’elle expose n’est rien d’autre que des difficultés complexes, des soucis, des obstacles, du bonheur et du malheur, des bons et des mauvais qu’elle a rencontrés dans sa propre vie du fait de ladite décision ci-dessus. »(Avant-propos de l’auteur Bâma dans son roman)  

« Combien de jours puis-je errer en portant du feu dans l’abdomen ? » De nombreuses femmes m’ont dit cela à différents moments. Certes, cette phrase exprime la peur de l’existence féminine dans notre société, mais il va sans dire que cette phrase est bien plus que cela », dit Malati Maitri

Ambai, Bama, Thilagavathi, Vaigaichelvi, Ilampirai, Satara Malathi, Kanimozhi, Tamilachchi Thangapandian, Malathi Maithri, Salma, Anar, Kutty Revathi, Sukirtharani, Tamilnadi A. Vanilla, etc. sont quelques-uns de ceux qui écrivent pour la cause des femmes.

Quel que soit le format de leur travail, ils ont tous tendance à mettre en avant les femmes et à se concentrer sur les questions féminines.

                                                                     Krishna NAGARATHINAM

Réalisation de soi

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Cet article est le deuxième article lu lors d’un événement organisé en France le mois dernier au nom de ‘La découverte de la littérature tamoule et sa Culture’.

Il s’agit de cinq auteurs tamouls et de leurs cinq romans. Cette sélection est basée sur mon goût littéraire et ce goût n’est en aucun cas basé sur les relations fils-père, travailleur-employeur, élève-enseignant, mais sur la méthode de la balance. Un essai qui combine le matériel sur le plateau de droite et les poids sur l’autre, où j’ai attendu que les deux plateaux soient suspendus au même niveau.  L’écrivain a également le désir de voir son existence reconnue par les autres. Mais il n’attend pas la reconnaissance faite de gestes acolytes et de panégyriques mais plutôt la perception par le lecteur qu’il se trouve quelque part dans l’œuvre de l’auteur.

1. Qu’a fait Kokila ?

Un roman écrit par Jeyakanthan (1934-2015). Sous sa plume, plus d’une centaine de nouvelles, 40 romans et essais ont été écrits. Il a été journaliste, grand orateur, passionné de marxisme, cinéaste d’art et producteur, ce qui lui a permis d’avoir de multiples facettes. À travers ses œuvres, Jeyakanthan nous raconte avec vivacité non seulement l’imposture et les contradictions de la vie de l’élite indienne éduquée, mais aussi la vie réelle et sans fard des opprimés.

Anandaraman, le héros du roman, est chroniqueur dans un journal réputé et ses articles ont un vaste public, surtout dans la société éduquée. À la maison, « je suis un certain type d’homme, quand j’ai quitté la maison, je suis devenu quelqu’un. Ensuite, il est certain qu’il y a un autre homme en moi. » déclare-t-il à son sujet. Kokila qui s’occupe du ménage de la famille depuis dix ans, travaillait avec lui dans son bureau et est tombée amoureuse de lui et l’a épousé. Les arguments ne manquent pas chez eux, puisque tous deux ont des opinions libérales. Le mari soupçonne qu’elle a un petit ami et il pense donc qu’ils mènent une vie à contrecœur de regrets. Un jour, il a interrogé son épouse à ce sujet dont la réponse n’a pas attendu une seule seconde.

« Je dis cela par sympathie pour toi. C’est vrai que j’ai une bonne opinion de lui, donc je l’aime beaucoup. Cependant, je ne veux pas entraîner ta femme à se marier avec lui, et le déshonorer. J’ai déjà dit plusieurs fois qu’il ne faut pas avoir peur de lui. Je m’ennuie à en reparler, tu comprends ! » dit-elle.

2. L’épine d’amour ou Mauga mul

C’est un roman écrit en 1964 par T. Janakiraman (1921 – 1982). Parmi les auteurs appréciés, sa place est assurée.  

Babou, Yamouna et la musique classique sont les personnages principaux de ce roman. L’histoire se déroule dans les années 50. Le romancier est un brahmane, donc l’histoire, les personnages, leur jargon appartiennent à ladite communauté et bien sûr l’histoire traite des problèmes des personnes de la haute caste de la communauté tamoule. Il y a deux personnages principaux dans l’histoire : l’un est un jeune homme de 20 ans et l’autre est une femme de 30 ans.

Le jeune homme s’appelle Babou, qui a été doté d’un savoir musical. Il a la capacité de chanter aussi bien que son père, et une solide connaissance de la musique. La jeune femme s’appelle Yamouna. Dans les années 1950, le mariage précoce était plus fréquent chez les femmes. Malgré cela, le mariage de Yamuna est reporté, car ses parents ne sont pas de la même caste. Babou qui connaît Yamuna depuis son enfance, se dissout peu à peu dans son amour. La beauté et la splendeur de Yamuna allument une sorte de passion dans son esprit.

Les luttes de l’esprit humain entre les normes anciennes de la société indienne d’une part, et les convoitises du corps humain d’autre part, sont racontées artistiquement par l’auteur.

« Ce que l’on entend sur Maugamul en général, est le meilleur genre, bien écrit. Parmi les œuvres de l’écrivain, c’est une tentative optimale, voilà tout ce dont on peut parler… elle a toute la qualité qu’on lui demande du point de vue de la grande littérature. Nous sommes amenés à croire qu’une étude approfondie a été faite sur la force ainsi que la faiblesse de l’homme avant que l’auteur ne commence à écrire », ce sont les propres mots de Ka.Na. Subramanyam, un critique populaire de la langue tamoule.

3. JJ et quelques notes

Sundara Ramasamy (1931 -2005) est l’auteur de ce roman. Les romans, nouvelles, essais et poèmes qu’il a écrits nous montrent ses multiples visages dans le domaine de la littérature. Il a beaucoup semé pour les changements qui ont eu lieu dans la littérature tamoule moderne aujourd’hui. L’auteur a insisté pour une teinte radicale dans les œuvres tamoules modernes. Il était contre les écrits de type soap-opéra et littérature de gare. Ainsi, le personnage principal de ce roman l’écrivain J. J. et des qualités appréciées chez lui par l’auteur nous expliquent qui est le héros illustré par l’auteur ?

Le narrateur raconte la vie de l’écrivain d’État voisin J. J. et les moments inoubliables qu’il a pu partager avec lui lors d’événements littéraires. En effet, le raisonnement de l’écrivain J.J., son point de vue sur l’écriture, son évaluation de la politique et de la vie humaine résonnent avec le narrateur.

Ce roman se compose de deux parties. La première partie tourne autour des souvenirs d’enfance du narrateur et de sa fascination pour l’écrivain JJ. « JJ est celui qui a suscité le plus grand choc dans mon esprit lorsque j’étais en dernière année d’école », dit l’histoire. Il poursuit en disant : « J’ai lu un article écrit par J.J. Cet article est une réimpression de son article ancien, dans lequel il évoque la question de la relation homme-femme. Se dirige-t-il vers la conclusion que le mariage est un faux arrangement ? Peut-on encore penser à cela ? », se demande l’auteur. Tout au long de la première partie de ce roman, le narrateur nous raconte les efforts successifs déployés pour rencontrer son idole, et les moments de retrouvailles avec cette dernière. Dans la deuxième partie, le narrateur Balou partage avec nous quelques pages du journal intime de l’écrivain J.J. pour nous faire mieux apprécier son idole.

Le plus surprenant est l’admiration que porte l’auteur Sundara Ramasamy à Albert Camus. Le roman commence ainsi : « Joseph James est mort le 5 janvier 1960, le lendemain de la mort d’Albert Camus dans un accident de voiture. J.J aurait eu 57 ans s’il avait été vivant. »

En outre, l’auteur profite de ce roman pour rendre hommage sur deux pages au philosophe ainsi qu’à l’écrivain Albert Camus. : « On a appris la mort d’Albert Camus dans un accident. Quelques écrivains tamouls ont essayé de se faire connaître du public en prétendant le connaître, je suis l’un d’entre eux. » …  « Un autre groupe dans un autre endroit, j’y ai couru. Le poète panjabi avait une image de Camus dans la main. Il l’a montré à tout le monde. Une vue de côté. Camus regarde au loin. Dans la poche gauche de son pantalon, il avait mis quatre de ses doigts. Il portait un costume à carreaux. Dans sa main droite, il tient un mégot de cigarette allumé, qui peut lui brûler les doigts à tout moment et qu’il aurait évidemment dû jeter »….. « À de nombreux autres endroits, on continuait à parler de Camus de diverses manières. Je me suis rendu dans chaque groupe et ai essayé de savoir ce qui se passait. Je n’ai rien compris. La seule chose que j’ai comprise, c’est que la mort de Camus était une perte irréparable. J’ai aussi appris que le nom du défunt se prononçait de neuf façons en Inde à l’époque. J’aimais l’appeler Kamu, parce que non seulement il était confortable à prononcer, mais en plus il s’agissait du nom de ma soi-disant future épouse. »

4. L’humanité triomphe (Manudam vellum)

L’auteur est Prabanjaan (1945-2018), né et vécu à Pondichéry, l’ancien comptoir français. Un style de narration fluide, des textes non ennuyeux à lire, des mots non hypocrites et surtout une voix contre l’autorité, voilà ce que l’on retiendra de son travail. Et bien entendu, un auteur postcolonial.

L’histoire coloniale de Pondichéry a commencé en 1673 et s’est terminée en 1954. Des experts de ce domaine ont écrit des histoires qui prennent en compte les dirigeants et la période pendant laquelle ils ont gouverné. Il existe également un document qui relate l’histoire de l’Inde française d’un point de vue totalement nouveau par une personne qui a vécu à cette époque. Ce document n’est rien d’autre qu’un journal intime écrit par Anandarangapillai. Lorsque le mot Pondichéry sera prononcé aujourd’hui encore, la vie, l’histoire et le leadership d’Anandarangapillai, une personnalité des 17e et 18e siècles, se distingueront. Jouant le rôle de dubashi auprès des gouverneurs français, il a contribué à une compréhension approfondie de la situation politique et sociale durant vingt-cinq ans en enregistrant les événements de sa vie de septembre 1736 à janvier 1761 de la période coloniale française. Le fait que même les incidents mineurs soient mentionnés dans son journal, compte tenu de leur importance, témoigne de la subtilité de ses notes. La politique, par nature, les convoitises, les complots, les conflits internes, les tactiques, les batailles et la guerre entre colonisateurs, les coups de poing entre dirigeants locaux ; et pour ajouter les questions religieuses coloniales, les problèmes sociaux, les émeutes, les dangers ; les politiques commerciales, la motivation du profit, les désirs, des sièges et la navigation, Pillai a clairement enregistré assez d’informations.

Le personnage principal de ce roman historique est Anandaranga Pillai et cette œuvre (Manudam vellum) a été écrite à partir de faits divers de son journal intime. Cet ouvrage couvre des événements fictifs et réels qui se sont déroulés pendant sept ans après l’arrivée de Pierre-Benoît Dumas comme gouverneur de Pondichéry en 1735. L’auteur déclare : « Le livre est une critique de la nature littéraire de la vie des travailleurs, des propriétaires terriens, des fonctionnaires coloniaux et des femmes de maison close qui ont vécu pendant cette période ».

À partir du livre :

« Lorsque la police communale a interrogé le détenu, celui-ci a plaidé coupable d’avoir volé le poulet. La police lui a alors posé la marmite sur la tête et s’est arrangée pour faire le tour de la ville. Devant la Commune, il a reçu vingt coups de fouet et a été condamné à six mois de prison.

Nagaparana Pandit dit à Anandarangar : 

          Monsieur Pillai, vous emprisonnez un pauvre homme pour avoir volé un petit poulet. Mais les rois et leurs alliés pillent la ville, qu’allez-vous faire ? »

        5. Saayavanam

          C’est un roman de Sa. Kandasamy (1940-2020), écrit en 1969. L’écrivain Saa. Kandasamy s’est également intéressé aux beaux-arts et au documentaire, et ce dernier lui a valu un prix. Cette subtilité a été transmise, nous le constatons, dans ses œuvres littéraires. Saayavanam, un village imaginaire se trouvant dans la région du delta du Tamilnadu, a été pris comme paysage de l’histoire. Écrit il y a quarante ans, à une époque où l’on parlait peu de l’environnement, cet ouvrage traite de la lutte d’un homme contre la nature pour sa survie.

          L’homme est un animal différent. Grâce à sa noble pensée, il ne fait pas simplement progresser sa propre vie, mais il contribue également à faire avancer l’humanité. Certes, ses ambitions, ses souhaits naissent de l’intérêt porté par son cœur à son bien-être ainsi qu’aux biens de ses proches. Il se comporte donc, selon les situations, à la fois comme un ami et comme un ennemi. La nature est un être innocent, elle ignore donc des mots comme « son bien-être est celui de ses proches ». Elle ne connaît ni désirs ni ambitions, mais pour que le monde existe, elle respire.

          Nous sommes très préoccupés par la destruction de la forêt amazonienne ou celle de la Malaisie, raisonnant chez nous le déracinement des arbustes, des buissons pour établir une piscine artificielle et nous remplaçons consciemment des centaines d’hectares de terres cultivables par du béton. On peut croire donc que « Saayavanam » est une critique de notre conviction hypocrite que la survie de l’homme dépend de la destruction de la nature.

           Dans le roman, le protagoniste Sidambaram rentre chez lui avec beaucoup d’argent gagné dans un pays étranger. Il achète les terres remplies de tamarins, de manguiers, de jacquiers et d’arbustes de bambou qui étaient jusqu’alors utiles au village, les détruit et démarre une sucrerie. En se basant sur l’événement inacceptable par certains villageois, l’auteur esquisse un beau village tamoul, ses habitants authentiques et leur mode de vie.

D’après le roman :

          « Sidaambaram se souvient avec bonheur des scènes : si ce que son oncle dit se produit, le terrain où il y a des plantes sauvages, des arbustes, des roseaux sera remplacé par la canne à sucre et ses bruissements des feuilles. Et un peu plus loin, on peut voir la fumée qui sort d’une cheminée de la sucrerie. Mais il sait que les actions sont beaucoup plus lentes que les mots. Chaque travail inlassable digère des dizaines de millions de mots.

          « Debout au bord du vaste terrain, Sivanandi Thevar jette au loin un regard tranquille. Est-ce que cette terre dévastée était comme une forêt, il y a quelques mois ? s’est-il demandé. À cette époque, le couvert végétal était tel que l’on ne pouvait pas voir ce qui se trouvait à côté de nous. Le terrain est devenu totalement vide aujourd’hui, il n’y a rien. »

          « Cette terre était une zone où les animaux vivaient comme ils le souhaitaient, sans intervention humaine pendant longtemps. Aujourd’hui, elle est devenue un champ éperdu à cause de l’intervention humaine. Comme les arbres et les vignes, les coléoptères, les oiseaux et les animaux sont en voie d’extinction. Leur vie tranquille est en crise. »

                                                                     – Krishna NAGARATHINAM

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la liste des livres consultés :

1. kookilaa Enna seythuvittal (Tamoul) de Jeyakanthan, publié par Meenatchi Buttaga Nilayam, Madurai, – Tamilnadu, Inde.

2. Mauga mul (Tamill) de Ti. Janakiraman, publié par ainthinai Pathippagam, Chennai – Tamilnadu, Inde.

3. je.je. sila kurippugal (tamoul) par Sundara Ramasamy, publié par Kalaschuvadu pathippagam, Nagarcoil – Tamilnadu, Inde.

4. Manudam Vellum (Tamil ) par Prabanjan, publié par Kavitha publications, Chennai – Tamilnadu, Inde.

5. Saayavanam (Tamil ) par sa.Kandasamy, publié par Kalachuvadu publications, Nagarcoil – Tamilnadu, Inde.

La littérature tamoule *

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Chers amis,

Pendant le mois de mai et début juin, entre le 25 mai et le 5 juin, un événement sur la littérature tamoule était organisé par l’association ‘Tu connais la nouvelle ? en collaboration avec la Région Centre-Val de Loire dans les villes de Châteaud’un et Jarjeau.

Au cours de cet événement, la lecture des articles suivants est proposée.

La littérature tamoule:

La littérature tamoule jouit d’une grande et riche tradition littéraire qui s’étend sur plus de deux mille ans. Les œuvres les plus anciennes qui existent encore font preuve d’une maturité indiquant une période d’évolution encore plus longue. Les contributeurs de la littérature tamoule sont principalement des Tamouls du sud de l’Inde, plus particulièrement le territoire qui comprend aujourd’hui le Tamil Nadu et le Kerala mais aussi les Tamouls du Sri Lanka, et de la diaspora tamije que l’on retrouve parmi leurs anciens colonisateurs mais aussi dans une grande partie du monde.

Son histoire correspond à celle du Tamil Nadu, en suivant de près les tendances sociales, politiques et culturelles des différentes périodes. Les premières littératures de Sangam, datant d’avant 300 J.C., contiennent des anthologies de divers poètes traitant de nombreux aspects de la vie, notamment l’amour, la guerre, les valeurs sociales et la religion, suivis des épopées et de la littérature morale des auteurs des principales religions indiennes de l’époque jusqu’au 5e siècle de notre ère. Du 6e au 12e siècle de notre ère, les poèmes de dévotion tamouls écrits par les Nayanmars (sages du Shaivisme) et les Alvars (sages du Vaishnavisme), ont annoncé le grand mouvement Bhakti qui a ensuite englobé tout le sous-continent indien. C’est à cette époque que certains des plus grands classiques de la littérature tamoule, comme Kambaramayanam et Periya Puranam, ont été écrits et que de nombreux poètes ont été soutenus par les empires impériaux Chola et Pandya. La fin de la période médiévale a été marquée par un grand nombre d’œuvres littéraires mineures et par la contribution de quelques auteurs musulmans et européens. La littérature tamoule moderne, qui a débuté à la fin du 19e siècle, incarne à la fois les caractéristiques générales de la littérature mondiale d’aujourd’hui et les problèmes sociaux et politiques auxquels s’ont confrontés les Tamouls et la diaspora tamoule de nos jours.

La littérature tamoule moderne

          Bien que l’histoire de la littérature tamoule remonte à plus de deux mille ans, les romans, les nouvelles en prose et les vers libres n’ont vu le jour qu’à la fin du XIXe siècle. L’influence de la colonisation, de l’éducation occidentale, des tendances littéraires européennes et latino-américaines se fait sentir dans la littérature tamoule moderne.

Aujourd’hui, les écrivains tamouls appartiennent à toutes les couches de la société. Cette situation n’existait pas encore au début de la littérature tamoule moderne. Seules les castes supérieures qui pouvaient se permettre des études de type occidental se portaient volontaires pour écrire, et leur travail se concentrait sur la vie des castes supérieures et les problèmes auxquels elles étaient confrontées. La première fiction tamoule a été écrite en 1879, par Vedanayakam Pillai, le nom de la fiction est Pratapa Mudaliar Charithram. L’auteur qui avait commencé sa carrière en tant qu’interprète et a fini comme juge sous l’administration coloniale anglaise avait une solide connaissance de la littérature anglaise, d’où son intérêt pour l’écriture. Un autre écrivain qui a vécu à cette époque est le PR Rajam Iyer. Tous deux sont issus de familles aisées et, par conséquent, le sujet, les personnages et le langage repris dans les récits sont ceux des élites. En dehors de cela, ces œuvres ont donné de l’importance aux personnages féminins selon la tradition épique tamoul.

La forme du récit court est la plus répandue et la plus lue de toutes les œuvres de la littérature tamoule. À l’instar de la majorité des écrivains du monde, les écrivains tamouls débutent eux aussi leur carrière d’écrivain par des nouvelles. Par ailleurs, les magazines littéraires, qui sont le plus souvent mensuels, offrent un terrain idéal pour diffuser leurs nouvelles. Comme le roman, les nouvelles sont influencées par le colonialisme, les États-Unis et l’Occident. Il faut cependant rappeler ici que des contes et des fables populaires ont été racontés en tamoul depuis longtemps. Les traductions d’Anton Tchekhov et de Guy Mappassent ont également contribué aux progrès des nouvelles en tamoul.

Inspiré par les nouvelles de l’Occident, un écrivain nommé Madhavaiah a commencé à écrire des nouvelles pour un journal anglais local initialement en 1910, à partir desquelles il a traduit 16 nouvelles en tamoul et les a publiées en deux volumes par la suite.

Les principales caractéristiques que l’on peut trouver dans la fiction tamoule d’aujourd’hui peuvent être classées comme suit.

          1.  La littérature tamoule et des mouvements

          Au cours du XXe siècle, la communauté tamoule a vécu divers mouvements. Dans le cadre de ce genre, on rencontre trois grands mouvements qui sont 1. Le mouvement nationaliste, 2. Le mouvement dravidien, 3. Le mouvement marxiste. L’objectif général de ces mouvements est de libérer la communauté indienne ou tamoule des griffes de certains pouvoirs dominants et de faire disparaître les superstitions et les traditions dépassées. Bien plus, ces mouvements sont déterminés à forger une nouvelle génération de Tamouls dotés d’un esprit ouvert et rationaliste. Effectivement, les mouvements nés avec un tel objectif disposent de la meilleure arme : la fiction. 

a) La littérature du mouvement indépendant/nationaliste

Le mouvement indépendant, conçu dans l’intérêt de l’Inde et de son peuple pour s’opposer à la domination coloniale, a été à la base de cette tendance dans la littérature. À travers leurs œuvres, les auteurs prônaient un esprit de nationalisme tout en valorisant le pays à travers sa culture, son passé glorieux, son héritage, etc. et en employant les principes du leader charismatique de leur nation tels que la non-violence, le satyagraha (le pouvoir de la vérité) et la Saarvodaya (la croissance universelle). Parmi les écrivains connus de cette tendance, on trouve Sankararaman, Kalki, Ku. Rajavelu et Ra.su Nalleperumal.

Comme les romans, la littérature de la nouvelle a également prospéré pendant le mouvement de libération de l’Inde. Des écrivains tels que Pudumaipithan, Narana.Duraikannan, T. J. Ranganathan, Kalki, etc. ne sont que quelques exemples.

        b) La littérature du mouvement dravidien

Le mouvement dravidien a été fondé afin de préserver l’héritage et la culture des Indiens du Sud, dans le but de se débarrasser dans la société tamoule des hauts et des bas du système de castes inventé par les normes brahmaniques. L’objectif de ces écrits était de déraciner les pratiques religieuses aveugles et de donner la priorité à la langue tamoule au sein de l’éducation, de la fonction publique et de la vie courante, de manière à éviter le recours à d’autres langues. Les grands auteurs sont GiridjaDevi, Mouvalur Rama Amirthammal, T.P. Rajalaxmi, Mu. Karunanidhi, T.K. Srinivasan, and Mu. Varadarasanar.

En plus des auteurs mentionnés ci-dessus, Rama Arangannal, AVP Asaithambi et Murasolimaran sont également reconnus comme des écrivains spécialisés dans les nouvelles du mouvement dravidien.

c) La littérature du mouvement marxiste

          Les répercussions de la pensée marxiste et de la révolution russe sur la littérature mondiale ont laissé un écho important dans la littérature moderne Tamije. Les principaux auteurs qui mettent leur plume au service de l’idée marxiste à travers leurs œuvres sont Tho.mu.si Ragunathan, T.Selvaraj, Indira Parthasarathi etc.

Les nouvelles écrites après la libération de l’Inde sont également inspirées des principes du communisme. Des récits sont écrits sur le sujet des exploitations de la classe ouvrière et sur les relations entre les patrons et les travailleurs. Les écrivains les plus connus sont Ki. Rajanarayanan, Asvakosh, Pa.Jeyapragasam, Kantharvan, Tamijeselvan et Rajamkrishnan.

2. La littérature provinciale

          En tamoul, le problème majeur est l’énorme fossé entre la langue parlée et la langue écrite. C’est la raison pour laquelle certains hésitent à traduire des œuvres tamoules dans leur langue. La raison de cette grande confusion dans la langue tamoule parlée est due aux différences entre les dialectes utilisés dans chaque district. Les écrivains réalisent également des fictions dans leur jargon afin de préserver le caractère naturel de l’œuvre. Les principaux écrivains en langue vernaculaire sont Shanmuga Sundaram, Perumal Murugan, Ki. Rajanarayanan, Heziba Jesudasan et Nanjil Nadan.

          Les nouvelles régionales sont également publiées comme des romans régionaux. Notamment de Kanyakumari, Madurai, Coimbatore, Thanjavur, Cuddalore et Pondichéry. Quelques écrivains célèbres parmi eux sont Boomani, Kumaraselva, Bavannan et Kanmani Gunasekaran, etc..

3. La littérature historique

Il existe deux types de romans historiques dans la lecture tamoule. Le premier sont des romans écrits avec des héros de la vie réelle comme personnages d’histoire. Le second est écrit avec des personnages réels et fictifs. Les écrivains comme Kalki, Sandilyan, Na.Parthasarathy, Jegasirpiyan sont des écrivains célèbres de la première catégorie. Les écrivains comme Pa. Singaram, Prabanjan, Krishna Nagarathinam qui écrivent sur le post-colonialisme sont les auteurs de la deuxième catégorie.

4. Littérature expérimentale

Après 1980, sous l’influence des pensées occidentales comme l’existentialisme, le structuralisme, le post-modernisme etc. des tentatives expérimentales ont également été faites dans les œuvres tamoules.  Sundara Ramasamy, Tamijavan, Saru Niveditha, M.G. Suresh, Konangui, Yumavasuki, Laxmi Manivannan, Ramesh-Prem sont des écrivains renommés pour ce genre de textes.

5. Littérature sur les personnes marginalisées

En 1990, pour célébrer le centenaire du leader Dalit et fondateur de la Constitution de l’Inde, le Dr Ambedkar, certains écrivains Dalit et des femmes écrivains ont saisi cette occasion pour traiter les problèmes des personnes marginalisées en utilisant des théories comme le post-modernisme.  Ils ont totalement délaissé ce qui était considéré jusqu’à présent comme divin, grand récit, etc.

Pour la littérature tamoule, les personnes marginalisées sont depuis longtemps opprimées : ce sont les femmes, les Dalits ou autrement appelés intouchables et les transsexuels du troisième sexe.

La caste joue un rôle important dans la structure sociale indienne. La naissance détermine l’identité de la caste d’une personne. Elle doit ensuite la porter jusqu’à sa mort. A la fin du XIXe siècle, le gouvernement colonial français a cherché à libérer les peuples coloniaux de l’identité de caste par un arrêté appelé « Renonciation ».  De nombreux intouchables sont devenus « Renonçant » selon la procédure, se sont convertis au christianisme et ont opté pour la nationalité française. Néanmoins, il y a eu des incidents où des chrétiens de haute caste ont refusé de prier dans l’église avec des « Dalit Renonciateurs ».  Par la suite, Gandhi, père de l’Inde, a donné le nom de « Harijan » aux intouchables, qui signifie enfants de Dieu. Aujourd’hui, des centaines de lois du gouvernement indien sont là pour améliorer la situation. Malgré tout, elle reste irrésolue.  Les écrivains dalits, hommes et femmes, se servent donc de la littérature comme une arme efficace contre l’idée périmée de la société indienne. Parmi les figures connues chez les femmes, on trouve Sivagami, Bama et chez les hommes, Imayam, Cho. Thurman, Raj Gautaman, etc. La plupart de leurs œuvres sont une sorte d’autofiction.

Après les intouchables, ce sont les femmes qui sont considérées dans la société comme des personnes marginalisées. Les romans sont une plate-forme permettant aux femmes écrivains de partager avec des lecteurs sensibles les problèmes qu’elles rencontrent dans la famille, les espaces publics et les normes de la société. Il n’est pas surprenant qu’elles soient des conceptrices : Ambai, Salma, Thilagavathy, Vasanthi etc.

Les personnes transgenres arrivent en troisième position sur la liste des personnes marginalisées. Comme dans de nombreux pays du monde, ces romans sont écrits de manière à nier la stigmatisation dont sont victimes ces minorités dans la société tamoule. Samuththiram est le précurseur de ces romans. Priya Babu et Bala Bharathi sont les créateurs récents de ces questions.

L’auteur qui fut le pionnier du courant d’écriture sur les personnes marginalisées dans la sphère publique littéraire sous forme de nouvelles est Pudumaipithan. Followed by Gu. Alagirisamy, Vindan, Ki. Rajanarayanan, Jayakanthan, G. Nagarajan came to write.

                                                           – Krishna NAGARATHINAM

* Livre ayant servi à la réalisation de cette partie de l’article –   Histoire de la littérature tamoule – Auteur K.Panjangam

Découverte de la littérature tamoule et sa culture

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Chers amis,

Tu Connais la nouvelle est une association littéraire basée à Saint Jean de Braye. Elle organise chaque année une manifestation littéraire étrangère en invitant des écrivains en rapport avec la manifestation. Cette année la littérature indienne est à l’honneur plus précisément la littérature tamoule est à respecter.

Je suis avec une écrivaine française du nom de Yanne Dimai, les invités d’honneur de cette importante manifestation qui devrait durer deux semaines à partir du 25 mai 2021, les détails se trouvent dans les dossiers joints.

Je vous invite tous à participer à ce grand événement où notre littérature et notre culture seront honorées pour la première fois par les Français dans un événement public.