Au jardin de Pascal Krapp

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                                                                     Krishna Nagarathinam

          Les poésies sont des bourgeons qui s’épanouissent devant ceux qui s’approchent pour en recueillir le parfum. Elles ne sont rien pour les êtres qui ignorent la présence des autres : les vivants encadrés par la terre et le ciel dans le décor de la nature. En transformant le passé en présent, ils tentent de rendre la vie éternelle pour nourrir le monde qui souffre d’incompréhension. En fait, elles constituent le souffle d’un moment précis, transmis à ceux qui cherchent à comprendre non seulement la perspective, mais aussi la rétrospective de la vie et de ses visages drôles, multiples, complexes, inouïs et incompréhensibles.

          Le monde, la nature, les humains, en général toutes les créatures ont beaucoup de choses à dire aux autres. Dans un univers animé, chaque voix est importante. Et personne n’est censé ignorer en particulier les voix qui se font entendre à l’appui de la vie humaine. Les récits, quelle que soit leur forme, nous prennent en main et nous montrent une image de la vie que nous avons ignorée en passant.

          Le poète Pascal, que je viens de connaître à travers ses sublimes vers grâce à mon ami Xavier, nous fascine beaucoup. Des moments de sa vie avec des paroles justes et belles nous emmènent dans un monde fait d’amour et de douleur. Et j’ai l’impression de me promener dans un conte de fées, chaque fois que je lis ses jolis vers.

          Dans le présent article, j’ai choisi quelques poèmes de Pascal, résultats obtenus à la suite de mes coups à la porte de son recueil « L’Adopté du père » pour qu’il vous soit ouvert, poète, pour vous le faire découvrir.

                               Ma destinée

                    À l’aube se lève une question

                    Au crépuscule se couche une réponse

                    De ta première seconde dans la lumière

                    Laisse — toi aller sur les chemins

                    Là où tu trouveras ton destin

                    Et tu y estomperas tous tes souvenirs d’hier.

          Le destin « est le premier poème de ce recueil qui m’a accueilli de manière à faire comprendre ce que nous pourrions éventuellement découvrir un peu plus loin chez le poète. Le mot “Destinée” signifie à la fois le destin et l’avenir que nous connaissons. Notre poète évoque la naissance et la mort de la vie humaine en citant l’aube et le crépuscule d’un jour. Il est vrai que le jour — par sa nature est comparable d’ailleurs à celui de notre vie : le début, le déroulement, la fin… s’élève sans doute avec une question, à laquelle on est libre de répondre, cependant la justesse et la faculté de raisonnement qu’on lui accorde écrivent le destin de chacun.   

          Le poème “Rose” illustre la beauté de l’amour et laisse parler un cœur émouvant et palpitant.   À l’aide d’un pinceau trempé dans une langue élégante, le poète applique méticuleusement du fard sur les joues de son poème.

“……

Lorsque tu es bleu,

Je me souviens de la vie à deux

J’avais voulu te peindre

Pour ne pas me plaindre,

De ce monde qui se fane

Et voulant taire à jamais mon âme.

                                       (La Rose) 

          Et voici le troisième qui a retenu mon attention dans ce recueil. En fait, je ne vois pas le titre attribué par l’auteur à ce poème qui partage l’amour profond d’un enfant envers son père qui a été dissipé dans le passé.

          ‘Papa, je ne t’ai jamais vu, et cela dès le commencement,

          mis à part quand je me regarde dans un miroir

          À cet instant, je veux être pour toi rempli d’espoir

          Papa je ne sais si tu es encore vivant,

          Si n’est dans les souvenirs de maman.

Les larmes sont nécessaires pour comprendre la douleur qui nous saisit.

          Le plus souvent, nous sommes pris dans le piège habilement tendu par le poète pour que nous puissions ressentir la douleur d’un vide survenu dans notre vie. À la tombée de la nuit, après un long voyage, rude, mystérieux, fleuri, épineux, nous essayons de nous reposer. Nul ne sait ce qui nous attend à l’aube du jour suivant. C’est Dieu seul qui le sait, pense l’auteur. Il s’agit de son choix, de sa liberté, c’est le secret de la vie humaine, nous devons le comprendre.

          ‘C’est Ta Main qui sur moi se pose

          Avant même que mon corps n’éclose

          Ce sont tes yeux qui sur mon visage se posent

          Avant même qu’un premier mot je n’ose.

                                       (Ta main, tes yeux…)

          Au jardin de Pascal Krapp, on trouvera tout ce qu’il nous faut pour alimenter notre réflexion. Rien n’échappe à ses grands yeux attentifs, à son cœur trop sensible, à ses empreintes sur la vie.

          Les poèmes que j’ai cités ne sont que quelques exemples pour apprécier sa qualité créative. Dans ce recueil, Rouge Colère, Maman, Vie, etc. tous aussi belles les unes que les autres. Comme chacun de nous, ce poète peut aussi avoir des défauts, mais dans le monde où nous vivons, ce ne sont pas des tigres, mais des cerfs qui flanchent. Le poète dit que ses poèmes sont un mélange d’anecdotes de sa vie. Certes, il nous y présente son père, sa mère, son frère, l’amour, la douleur, la blessure, la miséricorde, enfin son Dieu bien aimé.

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